PASCALE HENRY - Compagnie les Voisins - A Demain, Entrée Libre, Triptyque, Pas à pas jusqu’au bonheur, Far Away, Je suis bien sage, Et Alors, Bien à Vous, Ad Libitum, La Cour, Un riche, trois pauvres, Les Bâtisseurs d'empire, Rafraîchissements, Tabula Rasa, Insectitudes II, L'oreille en moins, Les tristes champs d’Asphodèles, Inconnu à cette adresse, Valses, variations tragi-comiques sur l’amour, Le cochon est-il une série de tranches de jambon ?, La femme française, C’est pour rire, Les tourments d’Alexis, Thérèse en mille morceaux, Bibliothèque Vivante D'une langue à l'autre,


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Compagnie Les voisins du dessous - création théâtrale
2 rue Sappey 38000 Grenoble 2
+ 33 (0)4 76 51 91 12 / + 33 (0)6 60 98 27 94
contact@lesvoisins.org


Compagnie en convention triennale avec le ministère de la Culture et dela Communication (DRAC Rhône-Alpes) et subventionnée par le Conseil général de l’Isère, la Ville de Grenoble et le Conseil régional Rhône-Alpes.

Le vif des voisins
Pascale Henry fonde en 1989 la compagnie " Les voisins du dessous " ainsi dénommée parce qu’elle n’aime rien tant gratter que le dessous des choses.
Le parcours de Pascale Henry est de ceux qu’on suit l’esprit et les yeux grands ouverts. Par-delà la diversité des chemins d’approche - le répertoire de la compagnie réunit une vingtaine de pièces - la démarche révèle une profonde unité.
A travers son geste artistique, l’auteur-metteur en scène rapproche, par une perception à la fois instinctive et cultivée, le corps et la tête, cette cohabitation qui fait l’essence même de la pensée, ce sel de l’existence, et elle en révèle le goût. Alimentant son théâtre d’inquiétudes très actuelles, tenue en éveil par le souci de l’être aux prises avec le monde, elle scrute l’érosion du sens, son retournement, là où se logent les dérives de la condition humaine.
Son affaire, c’est bien cette impasse dramatique dans laquelle nous serions aujourd’hui. La tentation contemporaine qui tairait le tumulte qui loge en chacun.
Une seule question : Comment ça marche ? Parce que ça ne marche jamais : ça erre, ça hésite, ça titube au gré de l’Histoire. Mais, précisément, c’est ce mouvement qu’elle veut rendre sensible en nous tendant un miroir à mille facettes ; ce miroir au théâtre qui rappelle l’extérieur à notre bon souvenir.
Confier la tâche au langage, au théâtre, c’est pour Pascale Henry, poser comme préalable que le monde a son fondement dans l’acte de parole qui nomme les choses et en appelle à l’être dans son adresse à autrui.
D’où un travail d’écriture et de mise en scène où elle sait manifester la légèreté comme la gravité de l’être, dire avec le rire la douleur, rôder avec une grâce inquiète autour de nos existences tant visibles que souterraines.
Et, la tragi-comédie comme une signature récurrente.
« Comment faire apparaître quelque chose de sensible, d’intelligible à l’imaginaire du spectateur, dans le seul but, au fond, qu’il puisse l’emporter avec lui, voilà l’exigence redoutable. »
Avec Pascale Henry, le théâtre prolonge la vie et réciproquement. (Nadine Epron)

Les partenaires
Ce parcours singulier se construit au fil des années grâce aux soutiens et aux fidélités des théâtres, des institutions, et des personnes qui s’attachent au travail de la compagnie. Ces associations appartiennent à la diversité du réseau théâtral français.
A partir de 1996, Les voisins créent nombre de leurs spectacles à la maison de la Culture de Grenoble, qui origine des rencontres décisives avec l’AFAA, le Théâtre de la Cité Internationale, la scène nationale d’Annecy, La Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, le Théâtre Charles Dullin, scène nationale de Chambéry, Les nouvelles Subsistances, les Célestins Théâtre de Lyon, le Théâtre de l’Est parisien, l’Espace Malraux, scène nationale de Chambéry...

Et ces deux dernières saisons:
Jean-Baptiste Anoumon: comédien
Margot Bigorgne: comédienne-enfant
Frédéric Blin: programmation régie vidéo
Marie Bonnet: assistante à la mise en scène
Quentin Boris: machiniste
Anne Castillo: comédienne
Lellia Chimento: régie générale et plateau
Marie-Sohna Condé: comédienne
Bernard Constant: tapissier
Stéphane Czopek: comédien
Jeanne Delaney: machiniste
Grégory Faive: comédien
Florent Gauthier: construction boîte noire
Emilie Geymond: comédienne
Yann de Graval: comédien, assistant à la mise en scène
Catherine Grisard: administration
Christine Gudefin: habilleuse
Sylvie Jobert: comédienne
Anne Jonathan: costumes
Hélène Kritikos: costumes
Cathy Kuhn: maquillage
Dominique Laidet: comédien
Vincent Londez: comédien
Arnaud Monnet: machiniste
Frantz Parry: son
Roland de Pauw: comédien
Analia Perego: comédienne
Eric Proust: régie plateau
Anne Rauturier: comédienne
Michel Rose: scénographie
Philippe Saint Pierre: comédien
Frédéric Soria: régie son vidéo
Florent Tarrieux: création vidéo et son
Léo Van Cutsem: lumières
Aurélie Vérillon: comédienne
Mylène Wagram: comédienne

Pascale Henry
auteure metteure en scène et comédienne
pascale.henry@lesvoisins.org

Avant d’aborder la mise en scène, puis l’écriture, elle travaille plusieurs années comme comédienne et participe parallèlement à différentes aventures musicales.

Télécharger le CV de Pascale Henry

Danièle Arditi
administratrice
danielearditi@lesvoisins.org

Après des études en Lettres Modernes à l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 et une formation théâtrale, Danièle Arditi travaille 10 ans en tant que comédienne. Puis elle se forme à l’administration des structures du spectacle vivant à l’Université de Nanterre Paris 10. Elle est engagée par La Scène nationale de Sénart - La Coupole pour administrer ses deux productions déléguées, puis par la Compagnie Fêtes Galantes de Béatrice Massin (Danse baroque). Elle assure ensuite l’administration générale de la Compagnie Un soir Ailleurs dirigée par Claire Le Michel, puis rejoint Rémi Jullien et le bureau de production Scènarts, travaillant aux côtés de Jacques Nichet, André Engel, Charles Tordjman et le festival Passages, Bernard Sobel et d’autres metteurs-en-scène de façon plus ponctuelle.

Elle assure l’administration de la Compagnie Les voisins depuis le mois de septembre 2011.

Laurie Chouanard
assistante de production
lauriechouanard@lesvoisins.org

Elle réalise un Master juriste et administrateur de structures artistiques et culturelles à l’Université d’Evry Val d’Essonne et complète sa formation au cours de stages à Troisième Bureau, collectif artistique à Grenoble et au Théâtre Espace Libre à Montréal – Québec. Elle rejoint la compagnie en mars 2010.

Laurie Chouanard assistante de production lauriechouanard@lesvoisins.org
Elle réalise un Master juriste et administrateur de structures artistiques et culturelles à l’Université d’Evry Val d’Essonne et complète sa formation au cours de stages à Troisième Bureau, collectif artistique à Grenoble et au Théâtre Espace Libre à Montréal – Québec. Elle rejoint la compagnie en mars 2010.

Résidences

Pascale Henry avec la compagnie Les Voisins du dessous tisse des liens importants avec le CARGO - Maison de la Culture de Grenoble, où elle résidera à partir de 1996 et pendant quatre années consécutives avant la fermeture pour travaux.
Elle conduit ensuite deux résidences de création :
- au Dôme Théâtre, scène conventionnée d’Albertville de 2000 à 2003
- au Théâtre Jean-Vilar, scène Rhône-Alpes de Bourgoin-Jallieu de 1999 à 2003
Récemment, " C’est pour rire " (2007) et " Entrée libre " (2009) ont été créées en résidence aux Subsistances de Lyon ; " Thérèse en mille morceaux " (2008) à La Comédie de Saint-Etienne-CDN.
Pascale Henry a été invitée à plusieurs reprises par le Centre National des Ecritures du Spectacle de la Chartreuse notamment pour l’écriture de " Rafraîchissements ", texte de commande des Francophonies de Limoges dans le cadre du 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage ; de " Tabula Rasa " (création 1999 de la compagnie) ; de " Le cochon est-il une série de tranches de jambon ? " (création 2004) et pour l’adaptation au théâtre du texte de Lyonel Trouillot " Thérèse en mille morceaux ".

Transmission

- Enseignement du théâtre au Centre national des Arts du Cirque de Chalons-en-Champagne de 1998 à 2000
- Interventions en classe professionnelle du Conservatoire National de Région de Grenoble depuis 2000 (stage, interventions ponctuelles, jury)
- Stage en direction des acteurs professionnels aux " Chantiers nomades " avec Jean-Michel Rabeux et Claire Danscoine en 2005 : " féminin et masculin : questions posées à la représentation "
- Atelier d’écriture et de mise en scène dans le quartier des mineurs de la maison d’arrêt de Saint Paul à Lyon en collaboration avec les Subsistances de Lyon en avril 2006
- Nombreuses interventions dans les collèges, lycées, universités en lien avec les créations

Soutien à d’autres projets artistiques

- Un certain endroit du ventre co-écriture de Pascale Henry pour deux trapézistes (Chloé Moglia et Mélissa Von Vepy). Création en 2001 au Carré magique à Lannion suivie d’une tournée nationale et internationale. Chloé Moglia et Mélissa Von Vépy (Cie Moglice-Von Verx) ont depuis obtenu le prix SACD du cirque 2007.
- Le Cirque de Ramuz mis en scène et interprété par Sylvie Jobert. Création en 2002 Dôme Théâtre d’Albertville et reprise CLC Eybens, Fête à Rivoiranche, La Faïencerie La Tronche, Festival d’Avignon off en 2005, Maison de la poésie de Saint Quentin en Yvelines en 2007, l’Etoile du Nord à Paris en 2008, Le Lucernaire à Paris et Festival de l’Aile dans le Plomb à Cosnes en 2010. Sélection Printemps des poètes en 2007.
- Pour en finir avec moi de Christophe Delachaux. Création en 2002 Dôme Théâtre d’Albertville et reprise CLC Eybens, Théâtre Le Rio, Grenoble, Amphithéâtre de Pont-de-Claix " Hommage à l’acteur 6 ", Festival d’Avignon off et Théâtre Prémol, Grenoble en 2003.
- Mo de Louis Calaferte interprété par Dominique Laidet. Création en 2002 Dôme Théâtre d’Albertville et reprise CLC Eybens, Amphithéâtre de Pont-de-Claix " Hommage à l’acteur 6 ".
- Variation I: le Fils, écrit et mis en scène par Laura Tirandaz (Collectif Variations) en 2007 au Théâtre de Création de Grenoble avec le soutien de la Ville de Grenoble. Reprise fin 2007 et 2008.
- Carta Bianca, cycle de lectures d’auteurs contemporains italiens Espace Malraux, scène nationale de Chambéry. Mise en espace de Cassandre on the road de Lina Prosa en 2007.

A venir



Avenir


A Demain
de Pascale Henry

PASCALE HENRY

Création décembre 2012
Étape de création à Confluences - Paris
Du 2 au 4 mai 2012

« Cela fait partie du mécanisme de la domination que d’empêcher la connaissance des souffrances qu’elle engendre » Teodor W. Adorno

Production : Compagnie Les voisins du dessous
Coproduction : Théâtre Jean Vilar de Bourgoin Jallieu
Production en cours.

Ce projet de création s’inscrit dans la ligne du travail de la compagnie, dans cette obstination à palper les singularités de la vie contemporaine, à prêter l’oreille aux mouvements qui la font ou la défont, à ce qui vient à l’Homme de neuf dans le langage qui le contient aujourd’hui.Ici peut-être, et qui conduit l’écriture, l’intuition d’un changement de statut de la souffrance humaine, de cette souffrance qui vient avec le vivre.
L’intuition d’une guerre menée contre elle.
D’une tentative d’élimination recouverte de compassion.
Une guerre qui a sans doute la soumission pour mobile et la peur pour conséquence.
Une guerre intimement liée à l’idéologie dans laquelle nous baignons.
Une guerre dont les effets bouleversent profondément la représentation de l’Homme.
Cela nous regarde.
Aujourd’hui, le quotidien n’est pas avare de fournir des signes de cette torsion nouvelle qui tendrait à faire de la souffrance une maladie, un défaut, au lieu de ce qui appartenait à la condition humaine. Bien qu’exposée partout dans le monde du travail par exemple ou qu’on y soit exposé intimement, il semble qu’on ne sache plus quoi en faire, qu’elle n’ait aucun sens que de peser inutilement sur la marche des affaires ou de nous menacer de sortir de la normalité.Il y a là quelque chose de neuf.
J’ai voulu regarder ce que c’était.
Me laisser dépasser par les conditions très simples d’un dialogue.
Cerner obscurément les enjeux qui se déplacent si l’on déplace le regard sur la souffrance, sur sa fonction.
Inviter alors dans le dialogue les nouveaux dispositifs dans lesquels la parole se déploie aujourd’hui. Sous surveillance par exemple, ou encore entendue dans un répertoire de codifications des comportements humains.
Un dialogue.
Une diagonale.
3 personnages.



• Avec: Aurélie Vérillon, Stéphane Czopek et Marie-Sohna Condé



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Entrée Libre
Une installation imaginée par Pascale Henry, d’après "De la démocratie en Amérique" d’Alexis de Tocqueville

ALEXIS DE TOCQUEVILLE / PASCALE HENRY

Reprise au Théâtre de Poche à Grenoble

Pour plus d’informations, consultez le calendrier

"Nos contemporains sont incessamment travaillés par deux passions ennemies: ils sentent le besoin d’être conduits et l’envie de rester libres."

Coproduction, création et résidence Les Subsistances, Lyon

Tournée 2009 :
MC2: scène nationale de Grenoble

Reprise 2010 :
Théâtre Jean-Vilar, scène Rhône-Alpes de Bourgoin-Jallieu

Reprise 2011 :
Théâtre de Poche, Grenoble

Lorsqu’en 1830, Alexis de Tocqueville écrit "De la démocratie en Amérique" c’est pour s’interroger sur la possibilité de vivre libre sous un régime égalitaire.
A nos âmes habituées au lien indefectible entre démocratie égalitaire et liberté, la lecture de cette patiente et profonde méditation offre un vrai remue ménage à l’esprit. Et, plus frappant encore, à la distance où nous sommes de sa rédaction, il apparaît que pour beaucoup les maux dont nous souffrons se montrent conformes à ses intuitions.
Ce n’est pas tant l’aspect en quelque manière "prophétique" d’une telle œuvre qui retient l’attention que sa formidable capacité de mise en examen d’une société de type idéal.

• Avec : Grégory Faive, Sylvie Jobert, Cathy Kuhn, Dominique Laidet, Anne Rauturier

Réalisation vidéo : Florent Tarrieux
Scénographie : Michel Rose
Lumières : Léo van Cutsem
Son : Frantz Parry
Maquillage : Cathy Kuhn
Construction boîte noire : Florent Gauthier
Programmation régie vidéo : Frédéric Blin
Régie générale : Lellia Chimento
Administration : Catherine Grisard



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Actualite


Triptyque
Pascale Henry, Alexis de Tocqueville, Caryl Churchill

PASCALE HENRY
ALEXIS DE TOCQUEVILLE
CARYL CHURCHILL

Sans doute traumatisé par le tapage médiatique autour des trafics d’armes, d’ordures et autres grandes idées, j’ai machinalement balancé le contenu de ma poubelle dans la machine à laver.
Maurice Roche-Grande humoresque opus 27

Le Tricycle, Grenoble

22 novembre
18h: Projection Entrée Libre au Théâtre de Poche
19h30 Lecture-mise en espace Pas à pas jusqu’au bonheur au Théâtre 145

30 novembre:
18h Projection Entrée Libre au Théâtre de Poche
19h30 Far Away au Théâtre 145
Représentation suivie d’un débat public

Du 1er au 3 décembre
19h Projection Entrée Libre au Théâtre de Poche
20h30 Far Away au Théâtre 145

Graphisme: Jean-Jacques Barelli

Entrée Libre créé en 2009, Far Away en 2010, et Pas à pas jusqu’au bonheur prochaine création de la compagnie, seront réunis à l’occasion de l’ouverture du Tricycle et de l’invitation de la compagnie dans la programmation.

Leur rapprochement offre la possibilité d’entrevoir le fil invisible qui les relie et les renvoie l’un à l’autre. Trois années où souterrainement s’infiltrait dans le projet théâtral de la compagnie, une question qui l’obsède: qu’est-ce qui nous arrive ?

La lecture du texte d’Alexis de Tocqueville "De la démocratie en Amérique" et l’incroyable clarté de cette méditation sur la démocratie est sans aucun doute à l’origine de ce caillou dans la chaussure rappelant la blessure.En 1830, à l’aube de la démocratie: Tocqueville fournissait un immense effort de réflexion pour embrasser ce que ce nouvel état du monde allait boulverser dans nos représentations. Entrée Libre est le fruit de cette lecture: un film, traduction de ce boulversement à la distance où nous sommes de ces écrits.

Pas à pas jusqu’au bonheur, farce écrite en 2011, lui fait écho en quelque sorte, se jouant dans le rire, des visages grotesques dont se sont parés nos idéaux.

Far Away de Caryl Churchill, plus loin encore, dessine une vision surréaliste du basculement de civilisation dont nous sommes les témoins incrédules.

Un jeu de billard à trois bandes, proposé aux spectateurs pour l’occasion.
Un terrain vague où passer et repasser, poser et reposer la question.
Qu’est-ce qui nous arrive ?


• L’équipe



Sylvie Jobert
Dominique Laidet
Grégory Faive
Marie-Sohna Condé
Aurélie Vérillon
Vincent Londez
Analia Perego
Jean-Baptiste Anoumon
Stéphane Czopek
Marie Bonnet
Emilie Geymond
Rolabd de Pauw
Anne Rauturier
Philippe Saint-Pierre
Anne Castillo
Margot Bigorgne

Lellia Chimento
Léo Van Cutsem
Michel Rose
Florent Tarrieux
Hélène Kritikos
Cathy Kuhn
Florent Gauthier
Frantz Parry
Frédéric Soria
Frédéric Blin
Bernard Constant

Danièle Arditi
Laurie Chouanard
Catherine Grisard



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Pas à pas jusqu’au bonheur
de Pascale Henry

PASCALE HENRY

Cycle de rencontres autour de la création prévue en 2012/2013

Pour plus d’informations, consultez le calendrier.

Chantier de création en cours

Dans la perspective de la production et de la création du spectacle la saison suivante (12/13), Pascale Henry et la compagnie organisent avec la complicité de plusieurs lieux un cycle de lectures mises en espace, destiné à susciter une rencontre vivante avec le texte, l’équipe de création et son projet.

Cycle de rencontres autour de la création

Lectures mises en espace :

Le 21 septembre 2011 à 20h30 à Confluences (Paris)
Le 24 septembre 2011 à 11h30 au Théâtre de l’Aquarium (Paris)
Le 21 novembre 2011 à 19h30 au Centre dramatique national des Alpes (Grenoble)
Le 22 novembre 2011 à 19h30 au Théâtre 145 (Grenoble)

Graphisme : Jean-Jacques Barelli

Au commencement et dans le plus simple appareil : le théâtre. Dans le théâtre l’enfant, la mère, le père. Pour commencer. « On a rien on est rien » ânonne l’enfant. Lui, parle comme un code pénal et souffre d’une étrange pathologie grammaticale, la mère en pleine confusion devant sa progéniture s’accroche désespérément au pouvoir des mots, quant au père, garant forcené de l’harmonie familiale et courageux soldat de l’avenir sans avenir, il s’échine à corriger la pathologie du fils et à lui apprendre à conjuguer le futur. Mais l’on n’assistera pas tranquillement aux carambolages des visions contradictoires et aveuglées de ce trio familial. Car le plateau est bientôt envahi par d’autres à qui l’espace a été promis. Et qui entendent bien que leur créneau horaire soit respecté. D’autant qu’il y a urgence. D’une urgence à l’autre, l’alarme sera déclenchée et le bâtiment deviendra vite le théâtre d’un emballement de l’histoire où s’entremêlent toutes les histoires d’un monde à la poursuite échevelée du drame invisible qui le secoue. Où les meilleures intentions du monde se retournent contre vous.

• Avec: Sylvie Jobert, Grégory Faive, Roland de Pauw, Stéphane Czopek, Emilie Geymond, Jean-Baptiste Anoumon, Marie-Sohna Condé, Analia Perego et Aurélie Vérillon




Far Away
de Caryl Churchill, traduction Marie-Hélène Estienne/L’Arche Editeur

CARYL CHURCHILL

Reprise au Théâtre 145 à Grenoble et au Dome Théâtre d’Albertville

Pour plus d’informations, consultez le calendrier

(…)
JOAN. J’ai entendu un bruit.
HARPER. Une chouette ?
JOAN. Un cri.

HARPER. Alors c’était bien une chouette. Il y a toutes sortes d’oiseaux ici, on peut même y voir des loriots. (…) Tu verras, demain matin dans quel bel endroit tu te trouves.
JOAN. C’était plutôt le cri d’une personne.
HARPER. Mais le cri de la chouette ressemble au cri d’une personne.

La presse.

Coproduction Théâtre du Parc, Andrézieux-Bouthéon ;
Théâtre Jean-Vilar / Scène Rhône-Alpes, Bourgoin-Jallieu ;
Centre culturel Théo Argence, Saint-Priest

Avec le soutien de l’ADAMI et de la Région Rhône-Alpes dans le cadre de l’Appel à Projets Spectacle Vivant
Décor réalisé aux ateliers de création de la Ville de Grenoble
Remerciements MC2, maison de la Culture de Grenoble

Création 2010 :
Théâtre du Parc, Andrézieux-Bouthéon

Tournée 2010 :
Théâtre de Vienne en partenariat avec le Théâtre Jean-Vilar, Bourgoin-Jallieu ; Centre culturel Jean-Jacques Rousseau, Seyssinet-Pariset ; Théâtre 145, Grenoble ; Centre culturel Théo Argence, Saint-Priest

Reprise 2011 :
Théâtre 145, Grenoble ; Le Dôme Théâtre, scène conventionnée d’Albertville

Photos : Jean-Pierre Maurin

Graphisme : Jean-Jacques Barelli

Une petite fille se réveille la nuit.
Comme tous les enfants qui se réveillent la nuit, elle traîne pour retourner se coucher malgré les paroles réconfortantes de sa tante chez qui elle est invitée.
C’est qu’elle a entendu un bruit.
Ca commence comme ça. Dans l’ordinaire.
Il y a un bruit.
Un bruit bizarre.
Un bruit normal ou pas ? Inquiétant ou pas ?
Il faut aller voir.
Et quand on commence à regarder, on peut avoir vu ce qu’on a vu, peut-être même l’inadmissible, est-ce bien sûr que ça l’est ?
En trois actes courts comme trois temps où tremper et tromper nos sens, Caryl Churchill - grande dame du théâtre anglais contemporain - déroule sa fable et nous permet d’entendre ce qui échappe presque toujours au présent de l’Histoire : la possibilité d’entrevoir sa face obscure…

• Avec: Marie-Sohna Condé, Aurélie Vérillon, Vincent Londez, Margot Bigorgne

Comédiens en vidéo : Jean-Baptiste Anoumon, Marie Bonnet, Laurie Chouanard, Stéphane Czopek, Grégory Faive, Analia Perego

Assistante à la mise en scène : Marie Bonnet
Scénographie : Michel Rose
Lumières : Léo van Cutsem
Son et vidéo : Florent Tarrieux
Régie son et vidéo : Frédéric Soria
Costumes : Hélène Kritikos
Régie générale et plateau : Lellia Chimento
Tapissier : Bernard Constant
Administration : Catherine Grisard assistée de Laurie Chouanard




Archive


Je suis bien sage
de Hubert Shelby Jr

HUBERT SELBY JR

Création Amphithéâtre de Pont de Claix

"... j’ai passé sept mois ici en 1978 et 1979. Quand je suis sortie, j’ai dit que j’espèrais ne jamais revenir, sans savoir que les voies de Dieu sont impénétrables et qu’il nous rend parfois malades au point qu’un traitement hospitalier est le seul remède... "

Création Amphithéâtre de Pont de Claix

Reprise avec la complicité de l’Hexagone : Salle Genton, Lyon ; Théâtre Prémol, Grenoble

Photos : Laurent Mollat

Graphisme : Régis Landès

Tiré du recueil de nouvelles "Chanson de la neige silencieuse", "Je suis bien sage" est un monologue de femme sous forme de lettres. Sylvia Wilson est internée, et c’est depuis l’hôpital qu’elle converse avec Harold, son mari, au fil des jours.
Nous ne saurons d’elle que ce qu’elle peut en dire, par le biais de sa correspondance. Nous avons à faire avec SA réalité et la multiplicité des formes qu’elle peut prendre. Sylvia Wilson est internée et elle le sait. Mais c’est l’impossibilité de se confronter aux raisons de cet internement, qui met à jour les constructions imaginaires qui lui permettent de survivre. Les mots de Sylvie Wilson sont simples, ce sont ceux du quotidien, et les rêves qui la soutiennent, sont banals. Mais ce qui frappe, c’est cette plongée au cœur de la bataille que mène cette femme pour composer avec une faute, un innomable et pour vivre son enfermement quotidien. Mensonge et vérité se confondent. Il s’agit simplement d’ETRE, malgré tout. Nous en sommes tous là. Pour nous, il ne s’agira pas seulement de dire le texte, mais d’exprimer les soubassements de cette parole, car c’est par là que l’on appréhendera peut-être un peu de réalité de cette femme. Ce texte est avant tout une tentative de parcours humain au travers duquel on peut apercevoir, à quel point le sentiment de la chose est plus réel que la chose elle-même.

• Avec : Pascale Henry

Assistantes à la mise en scène : Christine Brotons et Claire Truche
Son : Patrick Najean
Lumières : Frédéric Blanc
Régie : Claire Boge
Régisseur général : Patrick Jaberg
Conception décor : Régis Landès
Réalisation décor : Christian Bastrenta
Maquillage : Sylvie Jarno
Relations publiques : Christine Fernet



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Et Alors
Montage de texte de Cioran, Laing, Saumont, Lem

MONTAGE DE TEXTES

Création Théâtre le Rio, Grenoble

"Qu’est-ce qu’un homme parmi tant d’autres, que sont tant d’hommes dans un tel monde..."
Wallace Stevens

Création Théâtre le Rio, Grenoble

Tournée :
Espace Aragon, Villard-Bonnot ; Théâtre de la Presle, Romans ; Théâtre du Graffiti, Valence

Graphisme : Régis Landes

Ils sont neuf réunis là par hasard. Pas de lien entre eux hormi celui de leur présence momentanée en ce lieu. Chacun plein de ce qu’il a déjà vécu, porteur d’un petite part du monde, d’une perception de ce monde et de l’autre. A un moment où à un autre, la parole va s’établir révélant leurs solitudes et leurs tentations de la briser, leurs élans et leurs lachetés. Petits morceaux d’une humanité de tous les jours occupée à vivre.

• Avec : Claire Semet, Jessica Pognant, Gilles Najean, Léo Ferber, Pascale Henry, Raphaël Aguilar, Valère Bertrand, Emmanuelle Amiell, Pierre David-Cavaz

Création lumières : Frédéric Blanc
Régie : Olivier Paillet
Création musique : François Provenzano



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Bien à Vous
de Pascale Henry et Christine Brotons

PASCALE HENRY / CHRISTINE BROTONS

Création Théâtre Gérard Philippe, Villeurbanne

"Il a oublié avec vous que c’était si difficile ... les gens."

Coproduction Théâtre Gérard Philippe, Villeurbanne ; Amphithéâtre de Pont-de-Claix ; Théâtre de Vesoul

Avec l’aide de la DRAC Rhône-Alpes, la Ville de Grenoble, le Conseil général de l’Isère

Création Théâtre Gérard Philippe, Villeurbanne

Reprise
Amphithéâtre de Pont-de-Claix, Théâtre de Vesoul, Auditorium de Seynod

Photos : Ch. Ganet

• Avec : Claire Semet, Claire Truche, Christine Brotons, Jean-Louis Grinfeld, Raymond Gil, Michel Morin

Décor : Régis Landes assisté de Martine Moles et Nancy Chalaye
Lumières : Frédéric Blanc
Musique et son : Patrick Najean
Costumes : Anne Jonathan
Maquillage : Sylvie Jarno
Régie générale : Isabelle Senègre
Administration : Yves Grenier



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Ad Libitum
Conception de Pascale Henry, d’après des textes de Baudrillard, Enzensberger, Sarraute, Lem, Cioran, Laing

BAUDRILLARD, CIORAN, ...

Création Théâtre Sainte-Marie d’en Bas, Grenoble

"Au-delà de cet effet gravitationnel qui maintient les corps sur orbite, tous les atomes de sens se perdent dans l’espace. Chaque atome poursuit sa propre trajectoire à l’infini et se perd dans l’espace. C’est exactement ce que nous vivons..."
Jean Baudrillard L’Illusion de la fin

Avec l’aide la DRAC Rhône-Alpes, de la Ville de Grenoble et du Conseil général de l’Isère

Création Théâtre Sainte-Marie d’en Bas, Grenoble

Reprise: Théâtre des Clochards Célestes, Lyon

Photos : Jean-Pierre Maurin

L’ad libitum en musique constitue un moment particulier de la structure musicale, celui qui précède sa fin. La structure d’un morceau obéit à une évolution plus ou poins complexe et à des règles strictement définies pour les exécutants pour servir cette évolution. Avant de faire entendre sa dernière note, l’orchestre s’engage dans l’ad libitum et se met à répéter en boucle le "même refrain". Sur ce même refrain simple qui tourne en rond, instruments et chanteurs, qui appartenaient jusque-là à la masse compacte de l’orchestre, retrouvent leur liberté et expriment leur individualité, se permettant tour à tour des digressions mélodiques, rebondissant les uns contre les autres, s’autorisant des ruptures. Les timbres s’exacerbent, les lignes se complexifient, l’orchestre se désunit, et ... c’est le silence. Moment particulier où les exécutant ne sont plus les acteurs d’un développement collectif, d’une construction, mais où s’élève, depuis la maigre cellule musicale qui demeure, le chant éclaté des mille voix de sa fin. "Ad Libitum", le spectacle se situerait à ce point d’éclatement.

• Avec : Claire Boge et Pascale Henry

Scénographie et création accessoires : Jean-Noël Duru
Musique et son : Patrick Najean
Lumières et régie générale : Isabelle Senègre
Costumes : Anne Jonathan
Assistante à la mise en scène : Claire Truche
Collaboration artistique : Christine Brotons



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La Cour
de Pascale Henry

PASCALE HENRY

Création Amphithéâtre de Pont-de-Claix

"En quoi as-tu foi ?
En ceci qu’il faut déterminer à nouveau le poids de toutes choses"

Coproduction Amphithéâtre de Pont-de-Claix, Le Cargo, maison de la Culture de Grenoble, le Centre dramatique national des Alpes

Résidence et création Amphithéâtre de Pont-de-Claix

Reprise
Festival d’Alès et Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon

Lecture au Théâtre de la Renaissance, Oullins

Photos : Jean-Pierre Maurin

Graphisme : Régis Landès

Un spectacle... Ça commence toujours par une question. Souvent trop vaste, trop grande, impossible. Comment se débrouiller avec cette vie dans laquelle nous tombons un jour ? Le désir d’écrire est un premier temps. Se saisir de la question. S’y abandonner. LA COUR serait un spectacle où les personnages ont leur temps à perdre. Ce pourrait être une cour d’immeuble, une cour des miracles, une cour des rois, une cour amoureuse. Un endroit de passage où l’on s’arrête, où l’on s’attend. Il y a un banc et un homme qui est là. Sur le banc. Toujours là. Comme un centre, témoin et repère. Et puis il y a les autres. Ceux qui viennent pour le voir ou pour voir, s’il ne se passerait pas quelque chose. Ou pour rien. On ne sait pas d’où ils viennent, mais c’est là qu’ils se retrouvent, là qu’ils viennent se dire, se poursuivre les uns les autres au fil de leurs conversations et des petites vérités que chacun s’est bricolé pour donner contour à son existence. Ce qui ne va pas sans ratages et sans rebonds inattendus. La vérité de l’un catapultant immanquablement la vérité de l’autre, se croisant sans jamais vraiment s’atteindre. S’amuser, jouer du choc des discours pour mieux les faire entendre.

• Avec : Claire Delgado-Boge, Rémi Rauzier, Jean-Philippe Salério et Claire Semet

Décor : Jean-Noël Duru assisté de Daniel Martin
Costumes : Anne Jonathan
Lumières : Léo van Cutsem
Musique et son : Patrick Najean
Régie générale : Daniel Martin
Relations publiques : Anne Buffet et Hélène Milliex
Administration : Bénédicte Henry



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Un riche, trois pauvres
de Louis Calaferte

LOUIS CALAFERTE

Création Le Cargo, maison de la Culture de Grenoble

"L’ENFANT MELANCOLIQUE, se parlant à lui même en comptabilisant les étapes une à une sur ses doigts

D’abord, j’suis tout p’tit
Et puis je deviens grand....
et puis je deviens encore plus grand...
et puis encore encore encore encore plus grand
et puis encore plus grand plus grand plus grand plus grand...
et puis je deviens vieux...
et puis je deviens encore plus vieux...
et puis je deviens encore encore encore encore plus vieux
et puis encore plus vieux plus vieux plus vieux plus vieux
et puis j’suis mouru
et puis c’est pour tout le monde pareil
on l’a tous dans l’cul...

Coproduction Le Cargo, maison de la Culture de Grenoble et le Centre Dramatique National des Alpes

Création Le Cargo, maison de la Culture de Grenoble

Reprise
Grand Angle, Voiron

Tournée :
Hexagone de Meylan ; Espace Malraux, scène nationale de Chambéry ; Dôme Théâtre d’Albertville ; Théâtre de la Cité internationale, Paris ; Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon ; Théâtre municipal de Dinan ; Théâtre de Nîmes ; Théâtre de l’Olivier, Istres ; Espace Gérard Philipe, Saint-André-les-Vergers ; Centre culturel Le Bournot, Aubenas ; Centre culturel, Brive

Etranger
Tournée en Syrie (Damas, Alep) et Hongrie, Bulgarie, Roumanie, Slovaquie avec l’aide de l’AFAA

Photos : Jean-Pierre Maurin

« Un riche, trois pauvres » est une pièce en fragments faite d’une succession d’images poétiques et de courts dialogues autonomes, séries de petites pièces dans la pièce où Calaferte déchiffre des instants d’humanité. Ces fragments de théâtre procédant un peu à la manière de l’aphorisme en littérature qui en un trait ouvre un monde, où l’essence seule de la pensée est transmise, laissant au lecteur le soin de feuilleter les pages que cela ouvre en lui. Chaque saynète porte la tentative d’épingler dans une réduction presque totale, au plus aigu et avec une acuité jubilatoire et sans concession, les faits et gestes de cette humanité aux prises avec les laideurs, les terreurs, les mystères, les émotions, les aspirations qui la constituent. Avec la force du comique propre à Calaferte où le pire, le plus tragique de l’existence arrache le rire. Le regard ne cesse de changer de focale, alternant entre une certaine tendresse pour ces petites personnes tombées dans le monde et invectivant le vide, lorsque trop de désarroi les surprend, et une véritable férocité face à cette humanité jacassant des vérités toutes faites qui les conduisent parfois au plus odieux. Pas de personnages mais plutôt des entités (le passionné, la mystique, une femme, le meneur, les suiveurs, papa, maman, l’isolé, le possesseur, le non possesseur, la foule, un monsieur par hasard etc.) apparaissant dans l’espace scénique pour une frappante et incisive incursion et disparaissant aussitôt. Poésie et lucidité féroce se côtoyant pour un portrait peu commun de cet état épouvantable et miraculeux « d’être à la vie ».

• Avec : Christine Brotons, Sylvie Jobert, Dominique Laidet, Philippe Saint-Pierre, Christian Taponard

Décor : Daniel Martin
Costumes : Françoise Chanas
Lumières : Léo van Cutsem
Musique originale : Patrick Najean
Administration : Jean-Louis Colomb-Bouvard



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Les Bâtisseurs d’empire
de Boris Vian

BORIS VIAN

Création Le Cargo, maison de la Culture de Grenoble

"Une pièce de théâtre doit être le lieu où le monde visible et le monde invisible se touchent et se heurtent, autrement dit la mise en évidence, la manifestation du contenu caché, latent, qui recèle les germes du drame."
Arthur Adamov

Coproduction Le Cargo, maison de la Culture de Grenoble

Création Le Cargo, maison de la Culture de Grenoble

Reprise
Le Grand Angle, Voiron

Photos : Jean-Pierre Maurin

Graphisme : Régis Landès

« LES BATISSEURS D’EMPIRE » est une pièce riche à bien des égards. C’est une pièce sur la peur, sur le déni mais aussi sur l’enfance perdue ou sacrifiée, sur la mémoire, sur l’inconscient, sur le rapport de classe, sur la solitude... C’est presque tout ça à la fois.
Le procédé scénographique imaginé par Boris Vian (ce resserrement inexorable de l’espace qui conduit à la chute), l’invention du Schmürz (représentation charnelle et poétique d’une réalité psychique, projection matérialisée de nos aliénations morales) et enfin le Bruit (Indéfini mais perturbant moteur de la fuite) constituent une machination poétique et imaginaire à multiples sens dans laquelle Vian plonge ses personnages pour mieux mettre à jour une misère humaine à laquelle il a consacré beaucoup de ses flèches. Avec humour bien souvent, mais toujours avec une certaine violence. La mort rôde, la peur régente tout, la lâcheté fait loi, la parole est manquante et vide, la jeunesse est sacrifiée, et c’est à coups de pieds et de taloches sur un Autre dont on nie l’existence qu’on se refait une tranquillité toute neuve. Le portrait est au vitriol mais cocasse.
C’est à la fois cet humour et cette violence que nous devrons restituer mais aussi laisser entendre la cohorte des interrogations que Boris VIAN, sous des aspects farcesques et joueurs, glisse dans la langue et la chair de chacun de ses personnages et dans leur impitoyable confrontation. Car on entend beaucoup dans « les Bâtisseurs d’Empire », et le propos est d’une éclatante modernité.

• Avec: Christophe Delachaux, Françoise Fouquet, Dominique Laidet, Gilles Najean, Claire Semet et Aurélie VérillonDécor : Daniel MartinLumières : Léo van CutsemMusique et création sonore : Henry TorgueCostumes : Françoise ChanasMaquillage : Cathy KuhnRégie générale : Gérard GarcheyAdministration : Jean-Louis Colomb-Bouvard



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Rafraîchissements
de Pascale Henry

PASCALE HENRY

Création Festival international des Francophonies en Limousin

"Les cris de douleur et de peur s’élèvent dans l’air au rythme de onze pieds par seconde, après avoir circulé pendant trois secondes ils sont parfaitement inaudibles."
Aldous Huxley

Commande d’écriture Le Cargo, maison de la Culture de Grenoble à l’occasion du 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage à l’initiative du Festival international des Francophonies en Limousin.

Résidence d’écriture Cnes / La Chartreuse

Commémoration et anniversaire.
Se souvenir et fêter.
Se souvenir de la face monstrueuse de l’histoire où des hommes soumettaient d’autres hommes, comme pure marchandise. Se rappeler par exemple, au hasard des images qui peuplent la mémoire collective, ces bateaux conçus scientifiquement, rationnellement, pour l’entassement maximum et la conservation minimum de la vie en vue d’une livraison d’hommes sans perte excessive. Revenir au cauchemar.
Et fêter sa fin. Joyeux anniversaire ! Mais pourquoi solliciter la mémoire si ce n’est pour nourrir à nouveau l’inquiétude?

Commémoration et anniversaire sont le signe de nos doutes. Voire de notre incapacité à réfléchir le monde d’aujourd’hui.

Signe d’un besoin de se tourner vers le passé dans l’espoir peut-être de réaffermir les idéaux qui nous tenaient lieu d’assises. Assises chancelantes, peut-être perdues, qui demandent à être réexaminées.

Restons inquiets.
L’homme comme marchandise, comme pur objet du marché est-ce bien fini? N’est-ce pas plutôt le plein essor, sous une forme plus feutrée, de la généralisation de l’homme comme marchandise?
Au mieux ou au pire, après avoir condamné l’aliénation d’un sujet à un maître dans sa forme brutale et directe, ne serions-nous pas tous devenus des objets du marché?
Sujets libres, sans maître, libérés des chaînes symboliques et devenus purs objets à consommer.
Quel est le saut que nous avons franchi? Être vendu par l’autre ou bien être soumis à se vendre au prix de l’autre est-ce bien différent? Et surtout est-ce moins monstrueux?

Réduire en esclavage consistait non seulement à user d’une force de travail sans la rétribuer, mais s’accompagnait de la privation de la langue. De l’interdiction d’user de ce qui nous confère une identité et nous rattache au monde en tant que sujet, la parole.
L’usage de leur langue d’origine était interdite aux esclaves, jusqu’au chant. C’est ainsi qu’on vide toute subjectivité.

Dans l’équation qui est la nôtre aujourd’hui, la forme est moins grossière, il ne s’agit plus d’une interdiction décrétée, chacun est censé avoir le droit à la parole. Odieuse et perverse falsification puisque les éléments de cette objectivisation du marché sont absolument identiques : la parole y est lettre morte. Puisqu’elle n’altère en rien la logique économique. Il n’y a plus de sujets face au marché. Plus de souffrances qui tiennent, plus de mots qui valent. Le maître a disparu, il n’en est pas moins féroce. Les coups de bâtons à même le corps pour obtenir l’obéissance se sont changés en multiples menaces non plus physiques mais tout aussi efficaces et non moins humiliantes et qui portent atteinte à l’homme dans ce qu’il a de plus précieux, son identité et sa dignité.

Repenser ce qu’est le rapport au Maître, dans l’histoire d’aujourd’hui semble nécessaire.

L’image revenante de ces corps entassés dans les bateaux dans les pires conditions s’est éloignée de nous, d’autres l’ont remplacée, reposant sur la même aliénation, sur le même rapport de force. Nous n’en avons pas fini avec les monstruosités commises au nom de l’AVOIR. C’est inquiétant, toujours inquiétant, et grandement pourvoyeur de questions, nous qui, à travers ce cent cinquantième anniversaire de l’abolition de l’esclavage, fêtons la réhabilitation de l’ETRE. Ou en tous cas, de notre volonté d’y revenir.



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Tabula Rasa
de Pascale Henry

PASCALE HENRY

Création Le Cargo, maison de la Culture de Grenoble

"Nous durons tant que durent nos fictions"
Cioran

Coproduction Le Cargo, maison de la Culture de Grenoble

Création Le Cargo, maison de la Culture de Grenoble

Reprise :
Espace 600, Grenoble ; La Comédie de Valence ; Théâtre municipal du Grau du Roi ; Théâtre de l’Olivier, Istres ; Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon

Résidence d’écriture Cnes / La Chartreuse

Photos : Jean-Pierre Maurin

Graphisme : Régis Landès

"Nous sommes la première civilisation sans valeurs suprêmes et ça n’est pas rien."La phrase est de Malraux. Banale peut-être au premier abord. Comme si on l’avait trop entendue, machouillée dans toutes les bouches, ânonné sur tous les tons. Ce qui nous intéressera particulièrement c’est la dernière partie de la phrase "et ça n’est pas rien". Pour ce qu’elle soulève de questionnements sur la "condition humaine". Pour ce qu’elle peut nous révéler, en explorant ce qu’elle contient, de nos penchants et de nos afflictions. Car quoi de plus passionnant que d’essayer de découdre l’habit dont nous sommes fait ? La désillusion est à nos portes et avec elle l’écran de nos aspirations et de élans éteints par manque d’inconscience. Comment s’élancer encore, lorsque le désastre des chutes s’étale à nos pieds ? Le combat est cornélien. Rendus à nous-même, sans fictions dans lesquelles inscrire nos pas, comment se définir et que faire de l’inquiétude qui nous étreint ? Comment désormais habiter l’abîme entre naître et mourir ? N’aspirons-nous pas au fond, exaspérés de ne plus buter que sur soi, à toujours retourner vers cette tentation d’une vérité simple qui nous délivrerait de nos interrogations ? ou qui, devenant un joug, nous rendrait la parole ? Tabula Rasa est le projet de mettre en circulation, en contradiction, en dérision, cette impossible et passionnate équation que réveille l’Histoire, et qui pourrait trouver son illustration dans ce mot de Flaubert "Je suis un mystique et je ne crois à rien."

• Avec: Christine Brotons, Yann de Graval, Christophe Delachaux, Sylvie Jobert, Claire Semet et Aurélie Vérillon

Décor : Daniel Martin
Lumières : Léo van Cutsem
Musique et son : Patrick Najean et Nathalie Eremeef
Costumes : Anne Jonathan
Maquillage : Cathy Kuhn
Régie générale : Gérard Garchey
Régie costumes : Sylvie Couturier
Administration : Jean-Louis Colomb-Bouvard



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Insectitudes II
de Pascale Henry d’après "Psychanalyse et copulation des insectes" de Tobie Nathan

TOBIE NATHAN / PASCALE HENRY

Création Théâtre Jean-Vilar, scène Rhône-Alpes, Bourgoin-Jallieu

"Chez les héléidés, une espèce de moustique, la femelle est un ogre insatiable passant son temps à se précipiter sur d’autres moustiques et à les dévorer en plein vol."

Coproduction Le Cargo hors les murs, maison de la Culture de Grenoble et Théâtre Jean-Vilar, Bourgoin-Jallieu en convention avec le Conseil Général de l’Isère

Avec le soutien du Centre dramatique national des Alpes
Avec l’aide du Conseil général de l’Isère, ministère de la Culture (DRAC Rhône-Alpes), Ville de Grenoble.

Création en résidence Théâtre Jean-Vilar, Bourgoin-Jallieu

Tournée : Théâtre Le Rio, Grenoble

Reprise :
Le Dôme Théâtre, scène conventionnée d’Albertville ; ATP de Nîmes ; Hexagone, scène nationale de Meylan

Photos : Jean-Pierre Maurin

Pierre et Marie sont dans un labo.
Pierre et Marie étudient.
Passionnément.
L’accouplement. Des hémiptères et des coléoptères.
Pierre aime son travail comme Marie.
Comme Marie aime Pierre et son travail avec lui.
Pierre et Marie étudient.
Avec application. La copulation des insectes. C’est que tout ce petit monde a de drôles de manières.
Et des scénarios en matière de reproduction qui dépassent l’imagination.
Ou plutôt comme dirait Pierre qui prêtent à l’imagination un frappant terrain d’application. Ou, comme reprend souvent Marie sans vouloir froisser Pierre, ouvrent un formidable champ d’application réelles des productions de l’imaginaire.
Ce à quoi Pierre ne réplique jamais.
Pierre et Marie aiment avoir de la visite.
Il n’est pas sans risque de vivre à deux, ni de se pencher, même avec précaution, sur les bizarreries de la nature, humaine ou pas.

• Avec : Christophe Delachaux et Claire Semet

Décor : Daniel Martin
Costumes : Anne Jonathan et Monique Avon
Lumières : Léo van Cutsem
Création sonore : Frantz Parry et Jacques Berne
Régie générale : Gérard Garchey
Administration : Marie-Pierre de Montplanet
Administration de la reprise : Catherine Grisard




L’oreille en moins
de Pascale Henry Editions Avant-Scène théâtre

PASCALE HENRY

Création Festival In d’Avignon

"Un monde, enfin géré, simplement géré, et la tragédie liquidée comme on renonce à l’absurde."
Pierre Legendre - La fabrique de l’homme occidental

Commande d’écriture du Centre dramatique national des Alpes pour le spectacle "C’est pas la vie?" de Laurent Pelly.

Création Festival In d’Avignon 2000

Face à la demande faite aux auteurs de réfléchir sur le "conditionnement social" de l’homme d’aujourd’hui, il m’est apparu comme une figure centrale pouvant représenter quelque chose de cette condition, un homme ligoté et muet. Un homme qui avait perdu la parole, parce qu’il n’y a plus de parole, mais une sorte de "gestion" du monde et de ses plaies. La société a toujours le choix de ses choix. Ceux qu’elle fait aujourd’hui, parfois malgré elle, ne sont pas faits sans faire résonner quelques inquiétudes. Je me suis beaucoup appuyée, pour réfléchir à la fable que voilà, sur un petit livre de Pierre Legendre "La fabrique de l’homme occidental".



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Les tristes champs d’Asphodèles
de Patrick Kermann

PATRICK KERMANN

Création Le Dôme Théâtre, scène conventionnée d’Albertville

"Sont deux là. Deux pour le moment, à jouer ce mauvais rêve dans ce qui serait la ville du crépuscule. Et Lun parle. Lautre non: il ne se tait pas, Lautre, voudrait dire, et apparemment peut pas."

Coproduction : Le Dôme Théâtre, scène conventionnée d’Albertville ; La Rampe Echirolles ; Le Cargo hors les murs, maison de la Culture de Grenoble.

Avec le soutien de la région Rhône-Alpes dans le cadre du réseaux des villes.
Avec l’aide de l’Adami.
Et le concours du Centre dramatique national des Alpes.

Création Le Dôme Théâtre, scène conventionnée d’Albertville.

Tournée :
Théâtre du Point du jour, Lyon ; La Rampe d’Echirolles (Le Cargo hors les murs) ; Théâtre Charles Dullin à Chambéry, Théâtre de Privas.

Photos : Jean-Pierre Maurin

Graphisme : Jean-Jacques Barelli

Un projet de création est toujours celui de tenter de faire apparaître dans l’espace du plateau quelque chose qui n’est pas la vie mais qui nous la renvoie, qui nous la donne à re-voir, qui éventuellement même saurait nous mettre en contact avec l’informulé. Ce texte de Patrick Kermann contient pour moi cette capacité à rendre visible et sensible une "impression" du monde. De celui que nous habitons parfois sans le savoir, ou plutôt sans pouvoir dire quelque chose. "Dire" était l’essentielle préoccupation de Patrick Kermann, trouver comment "dire" le monde. Mais sans doute à partir de l’impossibilité d’y parvenir. Comme confronté d’abord à l’indicible du monde.Tout le sang de l’écriture semble aspiré vers cette tentative de faire entendre ce que la Parole est à l’Homme. Dans sa prononciation comme dans son impossible prononciation. Avec "Les tristes champs d’asphodèles", il nous convie à suivre la marche suspendue d’un héros en quête de "dire". Au fil des quatorze stations qui constituent l’ossature en chemin de croix de la pièce, témoin tragique du monde, il va, tentant d’expulser de sa cage thoracique et mentale ce qu’il voulait dire. Rêverie ou cauchemar autour des impasses du désir humain, cette tragédie contemporaine nous invite à voir et à entendre ce qui ne peut se dire.

• Avec: Magali Bonat, Sylvie Jobert, Aurélie Vérillon, Thierry Blanc, Christophe Delachaux, Grégoire Monsaingeon, Rémi Rauzier, Philippe Saint-Pierre, Patrick Zimmermann

Décor : Daniel Martin
Lumières : Léo van Cutsem
Musique et création sonore : Patrick Najean
Costumes : Anne Jonathan
Maquillage : Cathy Kuhn
Régie générale : Gérard Garchey
Régie son : Sylvain Petit
Assistant à la mise en scène: Philippe Saint-Pierre
Administration : Catherine Grisard




Inconnu à cette adresse
de Kressmann Taylor Texte français Michèle Lévy-Bram

KRESSMANN TAYLOR

Création Théâtre Jean-Vilar, scène Rhône-Alpes, Bourgoin-Jallieu

"Qui est cet Adolphe qui semble en voie d’accéder au pouvoir en Allemagne ?"

Coproduction : Théâtre Jean-Vilar de Bourgoin-Jallieu; le Dôme théâtre, scène conventionnée d’Albertville.

Avec le concours du réseau Scènes/Les voyagements et de l’AFAA pour la tournée au Québec

Création Théâtre Jean-Vilar, Bourgoin-Jallieu

Tournée : Le Dôme Théâtre d’Albertville ; Théâtre des Ateliers - Les ATP d’Aix-en-Provence ; Bonlieu, scène nationale d’Annecy; Maison des Arts de Thonon-les-Bains ; Théâtre d’Arles ; l’Heure bleue Saint-Martin-d’Hères en co-accueil avec Le Cargo hors les murs, maison de la Culture de Grenoble ; Théâtre de l’Olivier Istres ; Festival annuel d’innovation théâtrale, Théâtre Hector-Charland, L’Assomption, Québec

Reprise :
Le Pot au noir, Domaine de Rivoiranche ; Théâtre au Présent, Le Chai du Terral, Saint-Jean de Védas ; Théâtre du Champ au Roy, Guinguamp ; Le Carré magique, Lannion ; Espace culturel Saint-André, Abbeville ; Le Rive gauche, Saint-Etienne de Rouvray ; Le Fanal, Scène nationale de Saint-Nazaire ; Les ATP d’Avignon

Tournée au Québec hiver 2004 :
Théâtre d’Outremont à Montréal, Théâtre du Vieux-Terrebonne, Centre culturel de Beloeil, Théâtre de Baie-Comeau, Théâtre Lionel-Groulx à Saint-Thérèse, Théâtre Hector-Charland à l’Assomption, Salle Pauline-Julien à Sainte-Geneviève, Théâtre des deux rives à Saint-Jean-sur-Richelieu, Salle Albert-Dumouchel à Salaberry de Valleyfield

Photos : Jean-Pierre Maurin

Graphisme : Jean-Jacques Barelli

En 1938, en Amérique, une femme compose une courte nouvelle, mettant en scène une correspondance imaginaire entre deux hommes, l’un juif américain, l’autre allemand. Chirurgie exemplaire du drame d’une amitié perdue, dévoyée par l’Histoire, éclairant depuis le particulier, l’universel. Implacable plaidoyer sur le pouvoir des mots. Ceux qui nous tuent, ceux qui nous redressent.

• Avec : Stéphane Czopek, Thierry Otin, Véronique Kapoïan ou Catherine Monin

Décor : Daniel Martin
Costumes : Anne Jonathan
Lumières : Léo van Cutsem
Création sonore : Patrick Najean assisté de Frantz Parry
Maquillage : Cathy Kuhn
Régie générale : Gérard Garchey
Régie son : Frantz Parry
Assistant à la mise en scène : Grégory Faive
Communication : Françoise Torgue
Administration : Catherine Grisard




Valses, variations tragi-comiques sur l’amour
de Pascale Henry

PASCALE HENRY

Création Le Dôme Théâtre, scène conventionnée d’Albertville

Quand je te vis venir
A mon coeur je lui dis :
- Quelle jolie pierre
Pour trébucher !

COPLAS - poèmes de l’amour andalou

Coproduction Le Cargo, maison de la Culture de Grenoble ; le Dôme Théâtre, scène conventionnée d’Albertville ; le Pot au Noir, Rivoiranche.

Avec la participation du Conseil régional Rhône-Alpes et le soutien de l’Adami.

Création Le Dôme Théâtre, scène conventionnée d’Albertville

Tournée : Hexagone, scène nationale de Meylan en co-accueil avec Le Cargo hors les murs ; Bonlieu, scène nationale d’Annecy ; Nouvelle Culture, Salle de l’Isle à l’Isle d’Abeau ; Théâtre de la Renaissance, Oullins

Photos : Jean-Pierre Maurin

Graphisme : Jean-Jacques Barelli

Valses à cause des trois temps, de ce triangle d’où l’on vient, de ce qui revient de toutes sortes de manière dans la constitution de la vie amoureuse. De ce qui s’est contracté là. Silencieusement. Premier amour.
Valses parce que la danse, cette danse-là où il faut être deux, nourrit un imaginaire où plane une sorte d’idéal de l’amour, dans ces pas glissés, envolés. le corps en apesanteur. Image inatteignable. Image donc. Image seule. Naïve et magnifique.
Valses parce que ça va valser. Parce que l’amour fait du fracas.

• Avec : Yann de Graval, Christophe Delachaux, Sylvie Jobert, Chouchane M., Philippe Saint-Pierre, Claire Semet, Vincent Tessier, Mélanie Vaudaine, Sophie Vaude

Décor : Daniel Martin
Lumières : Léo van Cutsem
Musique originale : Patrick Najean
Son : Frantz Parry
Costumes : Anne Jonathan assistée de Marion Mercier
Masques et maquillage : Cathy Kuhn
Régie générale : Eric Proust
Régie plateau : Jean-Christophe Corbin
Administration : Catherine Grisard assistée de Françoise Torgue et Claire Ozil




Le cochon est-il une série de tranches de jambon ?
de Pascale Henry

PASCALE HENRY

Création Bonlieu, scène nationale d’Annecy

"Le cochon est une série de tranches de jambon
Une série de tranches de jambon est un cochon qui a disparu dans sa forme initiale
Le cochon est en tranches dans le supermarché
Donc tout le reste est dans le Super marché
En tranches ou autrement
Un, deux, rien d’autre, pas de troisième voie
Un, deux
Un: cohon, deux: tranches de jambon rien d’autre
Donc tout le reste qui reste est bon pour la poubelle
Bon pour le cochon qui mange dans les poubelles
Donc bon pour le supermarché
La boucle est bouclée
Parfaitement bouclée pas de reste
Un monde parfait"

Coproduction : Bonlieu, scène nationale d’Annecy ; MC2: maison de la Culture de Grenoble

Avec l’aide du Conseil régional Rhone-Alpes dans le cadre du réseau des villes centre.

Tournée avril 2005 :
Théâtre Jean-Vilar Bourgoin-Jallieu, scène régionale Rhône-Alpes ; MC2: maison de la Culture de Grenoble ; Théâtre du jeu de Paume, ATP d’Aix-en-Provence

Reprise 2006 :
Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon

Reprise 2007 :
Théâtre d’O, Montpellier

Photos : Jean-Pierre Maurin

Graphisme : Jean-Jacques Barelli

Ce projet de spectacle est un chantier de création dans son acceptation la plus large, et il ne devra se concevoir que comme tel. La forme comme le fond impliquent une recherche tous azimuts.
Au départ de ce projet de mise en scène il y a eu en premier lieu le désir d’écrire. Sans songer au théâtre d’abord. D’écrire qielque chose qui pourrait donner corps peut-être à une colère sourde, à une inquiétude sans contours, peut-être aussi à mon affection pour la parole humaine et ses abîmes.
Le cochon est-il un série de tranches de jambon ?
Le titre de ce texte est une question dans laquelle s’entend une disparition. Celle d’une dimension de l’humaine condition.

• Avec : Antonella Amirante, Valérie Dubourg (corde lisse), Sylvie Jobert, Isabel Oed, Mélanie Vaudaine

Scénographie : Michel Rose
Réalisation scénographie : Eric Proust
Lumières : Léo van Cutsem
Musique : Patrick Najean
Son : Frantz Parry
Costumes : Deborah Benros
Régie générale et plateau : Eric Proust
Administration: Catherine Grisard




La femme française
de Louis Aragon

LOUIS ARAGON

Création Théâtre 145, Grenoble

"C’est un malheur, d’être née aussi caressante"

Co-réalisation Théâtre 145, Grenoble

Création : Théâtre 145, Grenoble

Reprise :
Amphithéâtre de Pont de Claix, Hommage à l’acteur ;
Bonlieu, Scène nationale d’Annecy

Photos : Jean-Pierre Maurin

Graphisme : Jean-Jacques Barelli

"La femme française" est le portrait de l’insolence des désirs d’une femme. Au sens de l’audace que l’on confère aussi à l’insolence au-delà de la seule impertinence. Ce n’est pas une histoire convenable. Pas seulement du point de vue des idéaux liés à l’amour qui restent plus que jamais d’imprenables citadelles, le verbe aimer n’admettant que peu de définitions. Aragon est d’une liberté proprement épatante à cet égard et la beauté de ce texte tient pour beaucoup à cette écriture qui, au travers de ce portrait de femme, s’affranchit du dogme de l’amour, de ses représentations figées et cherche à en saisir l’essence au cœur même d’une situation équivoque et prometteuse de souffrances. Il ne juge de rien et ne jure de rien, il regarde et donne à voir la singularité de l’espace que réclame les sentiments complexes de la femme qui les abrite et ce qu’ils appellent dans l’autre. Le procédé est simple, ce qu’il sert est infinement complexe. Une femme s’adresse à l’homme quelle aime. C’est une femme, mariée, appartenant on le devine à la bourgeaoisie parisienne, oisive donc, et, dès les premiers mots du texte, on le perçoit, abandonnée à la poursuite des désirs dont elle est l’objet. Elle s’adresse à son amant, à l’homme quelle aime, et dont on n’entendra jamais la voix.

• Avec : Pascale Henry et Dominique Brunier (violoncelle)

Assistant à la mise en scène : Yann de Graval
Scénographie : Michel Rose
Lumières : Léo van Cutsem
Régie générale et plateau : Eric Proust
Maquillage : Cathy Kuhn
Administration : Catherine Grisard assistée de Christine Hastoy et Ophélia Pain




C’est pour rire
de Pascale Henry

PASCALE HENRY

Création Les Subsistances, Lyon

"Nous sommes de langage.
Et les mots nous assignent à résidence.
Pourquoi sinon, dans le langage des prisonniers le moment du repas est "l’heure de la gamelle ?"
N’est-ce pas un mot fait pour les chiens ?"

Coproduction et résidence Les Subsistances, Lyon

Création Les Subsistances, Lyon

Reprise :
Théâtre L’Echangeur, Bagnolet ; Théâtre Jean-Vilar, Bourgoin-Jallieu

Photos : Hakim Douliba

Graphisme : Jean-Jacques Barelli

Alors revenons à l’anecdote. Ce matin, j’appelle la société (biiiiiip) pour un problème privé. Je tombe sur une dame qui me dit bonjour très gentiment, je lui dit bonjour aussi. Mais elle enchaîne sans m’entendre et me demande de taper mon numéro de contrat. Je tape. Puis la dame très aimable me pose une question. Elle dit, dîtes oui ou non. Je dis oui. puis la dame se met à énumérer une liste de problèmes et de questions avec des numéros à mémoriser. Panique. Je ne trouve pas ma question. Il n’y a pas ma question ! Heureusement elle m’entend et dit : si vous voulez parler à quelqu’un dites oui. je dis oui. La dame reste au bout du fil et me redit bienvenue nous sommes à votre disposition, le temps d’attente pour parler à quelqu’un est de 4 minutes et 25 secondes environ, merci de votre patience sinon raccrochez. La société (biiiiip) vous remercie de votre appel. J’ai raccroché. Enragée, forcément. Enragée contre quelqu’un qui n’existait pas. Ca m’a fait une drôle d’impression. Une impression d’avoir envie de casser la gueule à quelqu’un. A n’importe qui puisqu’il n’y avait personne. Et puis le ridicule m’a saisie. Je n’allais pas me mettre en rogne contre le progrès. On fait semblant de nous parler pour faire des économies. Ca n’était pas bien grave. Et si ça l’était ? Et si c’était grave de s’habituer à ce qu’il n’y ait personne au bout du fil et de parler quand même ? On en a enfermé pour moins que ça...

• Avec : Pascale Henry, Stéphane Czopek ou Thomas Poulard

Assistant à la mise en scène : Yann de Graval
Lumières et régie générale : Léo van Cutsem
Son : Frantz Parry
Costumes: Anne Jonathan
Administration : Thomas Pizard




Les tourments d’Alexis
d’après De la démocratie en Amérique d’Alexis de Tocqueville Adaptation et mise en jeu de Pascale Henry

ALEXIS DE TOCQUEVILLE / PASCALE HENRY

Création Musée de la Révolution française, Vizille

"Il semble que si le despotisme venait à s’établir chez les nations démocratiques de nos jours, il aurait d’autres caractères : il serait plus étendu et plus doux, et il dégraderait les hommes sans les tourmenter..."

Avec le soutien du Conseil général de l’Isère, en collaboration avec le Musée de la Révolution française de Vizille et la compagnie le Chat du désert

Création Musée de la Révolution française, Vizille

Tournée 2008 :
Théâtre de l’Olivier, Istres ; Musée de la Révolution française, Vizille

Graphisme : Jean-Jacques Barelli

Lorsqu’en 1830, Alexis de Tocqueville écrit "De la démocratie en Amérique" c’est pour s’interroger sur la possibilité de vivre libre sous un régime égalitaire. A nos âmes habituées au lien indéfectible entre démocratie égalitaire et liberté, la lecture de cette patiente et profonde méditation offre un vrai remue ménage à l’esprit. Et, plus frappant encore à la distance où nous sommes de sa rédaction, il apparaît que pour beaucoup, les maux dont nous souffrons se montrent conformes à ses intuitions. Ce n’est pas tant l’esprit "prophétique" d’une telle œuvre qui retient l’attention que sa formidable capacité de mise en examen d’une société de type idéal. Et parce que sa réflexion s’exerce dans un constant aller-retour entre les ruines de la société aristocratique et la naissance de la démocratie, elle permet de revisiter profondément le changement radical qui s’opère dans le champ de définition de la condition humaine et de ses aspirations. A l’égalité décrétée entre les hommes s’ouvre un monde où la place de chacun n’est plus écrite. Plus écrite d’avance. Il faudra pourtant bien l’écrire aussi. Car notre place en ce monde est l’affaire de notre existence. Si je suis égal à tous, quelle est la nature de ce qui me définit ?

• Avec : Sylvie Jobert ou Anne Rauturier, Dominique Laidet, Grégory Faive

Lumières : Léo van Cutsem
Costumes : Anne Jonathan
Administration : Thomas Pizard




Thérèse en mille morceaux
de Lyonel Trouillot - adaptation pour le théâtre de Pascale Henry

LYONEL TROUILLOT / PASCALE HENRY

Création La Comédie de Saint-Etienne – CDN

« Que veux-tu que j’aime si ce n’est ce qui m’a été refusé ? »

Coproduction La Comédie de Saint-Etienne – Centre dramatique national et le Centre dramatique national des Alpes.

Avec l’Aide à la création des textes dramatiques du Centre National du Théâtre.
Avec le soutien de la région Rhône-Alpes (réseau des villes centre) et de l’Adami pour la tournée 2009/2010.

Création : La Comédie de Saint-Etienne – CDN au Théâtre du Parc

Reprise :
Théâtre de l’Est Parisien ; Célestins, Théâtre de Lyon ; L’Heure bleue, Saint-Martin d’Hères ; Le grand Angle, Voiron ; Espace Malraux, Scène nationale de Chambéry, Château Rouge, Annemasse.

Photos : Jean-Pierre Maurin

Graphisme : Jean-Jacques Barelli

« Un jour de mars 1962, Thérèse Décatrel prit l’autobus de l’aube et quitta la ville du Cap pour ne plus jamais y revenir. » Thérèse en mille morceaux, avant de nous entraîner dans la chair du livre, s’ouvre avec la simple description du départ d’une jeune femme vers une destinée inconnue à bord d’un autobus où elle a pris place. Thérèse, femme, sœur, épouse, enfant du cap haïtien, s’en va. C’est de ce mouvement vital dont la pièce s’empare. Mais ici le voyage précèdera le départ. « Thérèse en mille morceaux » est le récit d’une insurrection, d’une révolte qui ne sait pas son nom. Au cœur de la tourmente vitale qui la soulève, la figure de Thérèse symbolise avec une ardeur magnifique cette capacité de mouvement qui est nôtre, et la force fantastique que contient l’émergence du désir.

• Avec : Marie-Sohna Condé, Aurélie Vérillon, Analia Perego, Mylène Wagram, Jean-Baptiste Anoumon, Yann de Graval ou Stéphane Czopek

Assistant à la mise en scène : Yann de Graval
Scénographie : Michel Rose
Lumières : Léo van Cutsem
Son : Frantz Parry
Régie plateau : Eric Proust
Costumes : Anne Jonathan
Maquillage : Cathy Kuhn
Administration : Thomas Pizard
Administration de la reprise : Catherine Grisard




Bibliothèque Vivante D’une langue à l’autre
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PASCALE HENRY

Création Les Subsistances, Lyon

Résidence :
Janvier et février 2011
Les Subsistances, Lyon

Création et jeu :
17 au 20 février 2011,
Les Subsistances, Lyon

A l’invitation des Subsistances, Pascale Henry, accompagnée d’Analia Perego, comédienne, travaille avec un groupe de personnes venant d’horizons divers mais qui ont en commun d’avoir êté contraints d’entrer dans une autre langue, parfois tragiquement, forcés par les événements économiques ou historiques. C’est à partir de cette expérience du corps devenu étranger, sans possibilité de témoigner de lui même, privé de la compréhension d’autrui que s’élaborera un travail d’écriture et de théâtre.Au-delà du témoignage, il s’agira de donner une traduction artistique de l’ expérience, de ce sentiment commun à chacun d’entre nous : se sentir étranger. Pour cela il n’est pas forcément nécessaire d’avoir changé de pays et de langue mais changer de pays et de langue est l’expérience radicale à travers laquelle on pourra retrouver l’essence de ce sentiment humain, de ce qu’il est à nos existences et à notre connaissance d’autrui.



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Blog

" C’est ça le plus grand danger qu’on court. Parlez des femmes aux hommes, ils vous diront tous "A notre avis la femme...". On rit. Ils ne comprennent pas pourquoi on rit.

Bon on peut essayer de les éclairer, mais, quand on le fait violemment, il y a une véritable douleur qui s’élève chez l’homme...
C’est une opacité, là, une occultation totale, ils ne voient pas."
Marguerite Duras


Comment sommes nous là aujourd’hui ?
Par la grâce d’un choc. Venu de la somme d’un rapport.

Quelque chose est apparu. En chiffres d’abord. Gifle sur le présupposé.
Où chacun se pince devant la photographie.
Comment c’était possible ?
On savait bien, l’assemblée nationale, les salaires des cadres, le chômage des femmes,, on avait bien vent de la difficile avancée.
Mais dans les arts de la scène ? Où l’on se nourrit à prioiri de ce qui dérange, remue les esprits, les détourne de la répétition conservatrice…où hommes et femmes...enfin…c’est ce qu’on disait.
Devant les colonnes de chiffres il fallait pourtant se rendre à l’évidence :
Les arts, supposé lieu de tous les déplacements possibles, de toutes les audaces, nous présentaient, un visage vieux comme le monde.
Masculin. A quelques déformations féminines près.
Le choc, salutaire, méritait qu’on se repenche sur l’affaire qu’on croyait presque close.
Puisqu’on pouvait voter, signer des chèques, marcher seule dans la rue ; puisqu’on pouvait choisir d’avoir des enfants, prétendre à tout désormais, à l’école, aux études, au désir finalement, à la parole même…
Comment donc on se trouvait si peu sur la photo de famille ?

Ca devait être de notre faute.
Trop timides encore, trop trouillardes, pas faites pour ça. Pas encore. Pas assez. Quoi ?
Puisque tout était fait désormais pour qu’on y soit, que c’était écrit dans la loi et qu’on y était presque pas.
Qu’est-ce qu’on avait foutu ?
On était restées dans nos cuisines ou quoi ?

On nous cherchait au Ministère, paraît-il.
On cherchait des femmes qui auraient fait parler d’elles. Des femmes qui auraient le profil parce qu’enfin, on allait pas prendre n’importe qui au nom de la loi. On nous cherchait et ça commençait presque à agacer ces nouvelles obligations si c’était pour trouver personne qui puisse tenir la comparaison. D’égal à égal. On comprend.
On allait quand même pas refaire offense aux femmes en les prenant au nom de la loi au lieu de leur mérite d’avoir fait parler d’elles. On ne pouvait pas accepter ça au Ministère.
Sale problème.
Les femmes ne faisaient pas parler d’elles.

La photographie chiffrée en était l’indiscutable témoin. Moins d’argent, moins de textes, moins de responsabilités. Dans le rapport du Ministère, c’était clair : il y avait bien peu de femmes encore sur le terrain de la création et capables de se hisser à hauteur de la référence.

Sinon il n’y avait pas de problème. Puisque…

Il allait falloir qu’on se bouge.
Parce que le problème, c’est qu’on était bien là. Nombreuses. A écrire, fabriquer, penser, diriger, à aimer les rudesses du plateau, à supporter tout ce qu’il fallait supporter pour voir l’heure des premières répétitions arriver. Nombreuses à prétendre à l’espace et à l’occuper là où on pouvait, mêlant notre effort aux autres, à tous les autres, nombreuses. Et Invisibles pourtant, en partie, puisque la photographie le disait.

Alors quoi ?
Qu’est-ce que c’était que cet écart entre l’activité artistique des femmes et leur représentation ?
C’était quoi cette zone de disparition ?
Qu’elles ne méritent que peu d’attention parce qu’elles seraient incapables au nom de leur sexe personne n’osait le penser. Plus personne. Personne ne le pense plus. Non ?
Alors quoi ?
Alors, et parce que ça s’entend bien des fois…au sujet des textes de femmes par exemple…
Les textes de femmes ne parleraient qu’aux femmes…
Ah on entend bien ici le passage difficile…
La parole de la femme serait reservée à l’entre-soi.
C’est-à-dire ?
C’est-à-dire là où elle est attendue par l’homme ? Non ?
Dans la basse cour où elle se tenait avant d’accéder au rang de sujet.
Au-delà ?
Au-delà de quoi se mêle-t’elle ?
Au-delà c’est presque inaudible encore.


C’était ça.
Non, ce n’était pas cela. Non. Après tant de siècles passés entre eux, et rien qu’entre eux, les hommes étaient forcément curieux de cette autre voix. De cette voix venue du silence où ils l’avaient tenu. Soulagés qu’elle leur parvienne, silencieux …soulagés d’eux-mêmes, déplacés enfin.

Ca non plus non…il ne fallait pas exagérer non plus…

Les femmes ne savaient pas faire valoir leur travail alors? Se tenaient elles-mêmes à l’écart ?
Responsables de leur propre disparition dans ce manque d’habitude à se mouvoir dans les couloirs du pouvoir, toujours clandestines ?

Si récemment admises dans l’Histoire, qu’elles sont encore en terre étrangère. Et qu’elles s’attachent à chaque pas, le goûtant trop sûrement, s’attardant sur leur travail, faisant défaisant forcément, quand les hommes marchent depuis si longtemps et regardent au loin, poursuivant leurs prédécesseurs d’un pas qu’ils n’ont pas à reconnaître.

Si différentes dans leur manière de vouloir. Objet du désir depuis des millénaires, qu’est ce qu’il reste d’une femme qui insiste quand on lui dit non ?
Quand, insister pour l’homme, est à l’essence de son désir, lui qui doit prendre et conquérir, lui à qui le refus est une comme une allumette …


Il allait falloir regarder en deça de l’idéal. De l’égalité décrétée.
Se rappeler à l’histoire.
A cette séparation historique, où l’un fut sujet et l’autre pas.

Reprendre là où ça avait commencé.
Là où même le plus petit des hommes, le plus misérable et le plus écrasé d’entre eux, trouvait immanquablement à la maison plus bas que lui et donc l’objet de son rehaussement : sa femme.
Un des deux corps de l’humanité fût au prix de sa soumission l’assurance pour l’autre d’exister. Et comme aux colonies où cet état de soumission n’empêchait en rien les colons de « bien aimer » les colonisés, les hommes « aiment les femmes », ils les adorent…

« C’est nous qui faisons les femmes ce qu’elles valent, voilà pourquoi elles ne valent rien » écrivait Octave Mirbeau

C’est affaire de lutte de classes.
Ce ne sont pas quelques décennies seulement qui ont effacé par miracle ce que des siècles ont inscrit dans la langue et forgés dans les représentions des uns et des autres.

Ce n’est ni à l’honneur de l’homme, encore moins à celui de la femme qu’on soit obligé aujourd’hui d’en repasser par les comptes et les quotas.
Mais la loi nous rappelle par la force, l’histoire de cette oppression et ce que la volonté humaine à décider de dérouter.

Histoire où l’homme et la femme partent d’un présupposé d’existence éminemment différent.
Le chemin est bien à faire ensemble mais chacun d’un côté du monde, conscient de la séparation opérée par l’histoire et qui n’impliquent pas le même mouvement pour elle et pour lui.
On saisit la difficulté quant il s’agit pour l’un, de faire de la place, pour l’autre de l’inventer.
On pourrait imaginer qu’au lieu d’une affaire de perte et de gain de place, il y ait, au-dessus, la redécouverte d’un lien.
Et on voudrait croire au tremblement d’une conversation au lieu d’une guerre.

Rien ne saurait être habité de force.
La loi est un recours.

Refuser des candidatures d’hommes pour que des femmes accèdent aux responsabilités est sans doute douloureux et violent pour les hommes. C’est pourtant le seul moyen que les femmes sortent peu à peu de l’histoire telle qu’elle a été écrite.
Admettre qu’il y ait moins d’hommes qu’à l’habitude dans les programmations c’est bien simplement faire une place aux femmes.

Je ne reviendrais pas sur le doute qu’on peut avoir de leur présence…elles sont là.
Ni sur la qualité de leur travail, il faut apprendre à le regarder. Et ailleurs que là où on l’attend.

Et le génie ne doit pas être une condition pour elles seulement.
Est-ce qu’on ne programme que des génies ?
Néanmoins pour qu’on en découvre il faut qu’elles entrent sur les plateaux. Bien plus qu’aujourd’hui.
Il n’en a pas été et n’en va pas autrement pour les hommes.
Ou alors y aurait -il une garantie supplémentaire à la seule qualité d’homme ?

Il est grand temps que le corps social puisse exercer son regard et affûter son oreille à
ces deux côtés du monde qui SONT le monde. Depuis le temps que nous puisons en majeure partie nos références humaines à la littérature des hommes, aux théories de l’homme.
Nous n’entendons que d’une oreille.
Il faut déboucher l’autre.
Que craindre de l’addition de la parole des femmes ? De leur vision du monde ? Du rétablissement de la circulation dans une oreille sourde depuis si longtemps ?


On peut y être forcé par la loi ou s’y engager, porté par la curiosité ou encore la conviction de ne plus pouvoir ni vouloir soutenir l’Histoire aveuglément en dépit des intérêts qu’on pourrait y trouver.
A chacun de choisir son plaisir.

Au-delà de la perte encourue, crainte, insupportable, bouleversante il y a dans ce rétablissement de l’équilibre humain, la possibilité d’un mouvement, d’un lien nouveau, entre l’homme et la femme.
Au-delà d’une guerre de domination.
Une subversion certainement.
Pleine de souffle.
Et combien on en manque aujourd’hui…

Elle rouvrirait forcément les portes à la complexe exploration de ce champ tombé en désuétude et dont nos sociétés ont grand besoin : l’altérité.


Pascale Henry

Monsieur le Directeur,

Nous avons reçu récemment les documents relatifs à notre convention avec le Ministère de la Culture.
Nous souhaitons attirer votre attention sur le document reçu en annexe et relatif à l’"évaluation".
Responsables de l’argent public que l’état engage pour nos activités artistiques nous avons toute conscience du devoir de rendre compte de cette activité auprès de vos services.
Bilan artistique et administratif vous sont remis dans cette perspective avec beaucoup de soin.

Néanmoins, la lecture du document en annexe intitulé " indicateurs d’évaluation" nous semble appartenir aux méthodes de management et à son idéologie, plutôt qu’à la tentative de distinction de la VALEUR du travail artistique de nos compagnies.

Sans compter qu’il n’y a plus de vocabulaire reconnaissable quand à cette activité comme "spectacle, création, projet artistique, relation, mais "Action numéro 1, indicateur quantitatif, programme d’actions, méthode d’évaluation, objectifs chiffrés à atteindre", il nous semble tout simplement impossible de soumettre la nature de ce que nous faisons à ce dispositif.

L’exemple qui nous est soumis,"l’association mènera des enquêtes de satisfaction auprès des publics... sur la base de l’échelle suivante : très satisfaisant-plutôt satisfaisant-plutôt insatisfaisant-très insatisfaisant-sans opinion" nous a pour le moins décontenancés.

Certes, c’est cité en exemple mais enfin...

Outre l’inefficacité de ces dispositifs -à moins de vouloir faire entrer les arts de la scène dans la soumission à la demande ce qui reviendrait à les tuer dans leur essence, à neutraliser leur éventuel pouvoir de déplacement- il semble évident que la langue des critères économiques et industriels et les techniques de management ne puissent être la matrice où penser des choses qui ne peuvent soumettre leur existence à ça.

Il reste tout de même un monde entre EVALUATION et VALEUR, entre CONSOMMATION et DESIR.
Nous partageons le souci du Ministère de la Culture de rendre compte de ses engagements, et sommes d’accord pour expliciter la manière dont les fonds qui nous sont alloués ont participé au travail de création. Mais le ministère de la Culture ne peut pour cela se garantir de cette fièvre de l’évaluation qui emporte tout et qui présage d’une maladie mortelle : la soumission sociale consentie.

Nous sommes certains que nous pouvons faire autrement. Pour le bien et la vivacité de ce que nous produisons vers les publics.

Etre satisfait c’est obtenir ce qu’on veut. Un public satisfait doit donc obtenir ce qu’il veut?

"Ceux-là seuls qui se rapprochent de la brute sont contents et satisfaits" Maupassant

Comment pourrions-nous congédier le risque?
Nous souhaiterions vous rencontrer pour pouvoir éclaircir avec vous la nature de cette annexe à notre convention.

En vous remerciant de votre attention à ce courrier et dans l’attente de vous rencontrer, recevez, Monsieur le Directeur, l’expression de notre considération distinguée.

Les signataires:

Le SYNAVI (45 compagnies représentées)

Anne Courel - Cie Ariadne
Emilie Valantin - Cie Emilie Valantin
Yves Charreton, cie Fenil Hirsute
Philippe Puigserver - Cie Haut et Court
Angélique Clairand et Eric Massé - Cie des Lumas
Anne Théron - Cie Les productions Merlin
Carole Thibaut - Cie Sambre
Nicolas Ramond - cie les transformateurs
Emili Hufnagel et Michel Laubu pour le Turak Théâtre
Pascale Henry – Cie Les voisins du dessous

Ton Far away a laissé en moi de nombreuses sensations, jusqu’à aujourd’hui même. J’y ai beaucoup pensé ces derniers jours. Le théâtre de Churchill que tu as porté sur la scène demande au spectateur d’oublier tout ce qu’il sait ou attend du théâtre. Un théâtre qui se joue dans une nouvelle dimension, un nouvel espace-temps que peu d’auteurs ou metteurs en scène ont finalement appréhendé - c’est une impression. Car s’y exprime un questionnement brutal sur le rôle de la fiction. Ce spectacle m’a quelque part rappelé tout ce qui est "possible" de faire au théâtre, dans l’écriture comme sur le plateau. Comme dans Thérèse, le travail sur la langue est incroyable. On ne rate pas une syllabe du texte…
Olivier Mouginot.

THEATRE - « Violence des dialogues », « perversité sous-jacente de la pièce », « atteinte à la moralité ». C’est sur ces motifs qu’un arrêté préfectoral a interdit à une enfant de dix ans d’interpréter Far away de l’auteure britannique Caryl Churchill. La grenobloise Pascale Henry, metteuse en scène de ce spectacle qui doit être joué dans deux semaines à Saint-Priest, a bataillé pendant des semaines. Jusqu’au revirement – inexpliqué et trop tardif - de la commission « emploi des enfants dans le spectacle ». Alerté, le public n’en revient pas…

« La création de cette pièce a été profondément perturbée par une décision de la préfecture de l’Isère (…) ». Cette information, glissée dans leur programme, n’en finit pas de susciter la perplexité des spectateurs venus assister à une représentation de Far away de Caryl Churchill, mis en scène par la grenobloise Pascale Henry. Le public apprend en effet qu’un arrêté préfectoral a refusé l’autorisation à la compagnie de théâtre de faire jouer dans le spectacle une enfant de 10 ans. Motifs invoqués par les autorités (médecin, juge pour enfant et représentant de la préfecture) : « la violence des dialogues », « la morbidité de la scène », « la perversité sous-jacente » de la pièce seraient de nature à « porter atteinte à la santé et à l’équilibre psychologique de l’enfant ». Intervenu à six jours de la première, un revirement soudain des autorités, sans la moindre explication, n’a pas permis de réintégrer l’enfant dans le spectacle. Son rôle a donc été repris par une adulte.
Interloqués, les spectateurs le sont plus encore à l’issue de la pièce, qui a déjà été jouée dans de nombreux pays, notamment en France dans une mise en scène de Peter Brook. Certes, cette fable sur le chaos du monde contemporain, qui oscille entre un réalisme troublant et un surréalisme débridé, demeure énigmatique. Mais elle ne comporte rien de choquant du point de vue de la « moralité », contrairement à ce que dénonce le médecin inspecteur de la santé publique – et puis comment juger de la moralité, ou l’immoralité, d’une pièce, d’une œuvre ? Les paroles les plus « violentes » prononcées par l’enfant sont en effet : « pourquoi il y avait tant de sang ? » ou encore : « pourquoi mon oncle les frappait-il ?».

« L’acte 1 met en scène une petite fille qui interroge sa tante sur une scène étrange, puis violente, qu’elle a vue au milieu de la nuit, explique la metteuse en scène, Pascale Henry. Mais il n’y a aucune violence sur scène, c’est la petite fille qui dit avoir vu cela et qui demande des explications. Chacun d’entre nous a dû, un jour, répondre à la question d’un enfant qui demande pourquoi il y a la guerre, pourquoi des gens meurent, pourquoi des gens souffrent, font du mal aux autres. C’est pour Caryl Churchill le moyen d’interroger sensiblement le spectateur sur ce « pourquoi ? » et de nous placer devant la difficulté de répondre, de trouver des arguments à la violence du monde » poursuit-elle.

Dans un courrier à la commission « emploi des enfants dans le spectacle », les parents de l’enfant avouent ne pas comprendre qu’un médecin stigmatise « la moralité » d’une pièce de théâtre. « Nous sommes choqués de comprendre de fait que la santé mentale de notre enfant n’est pas de notre ressort mais d’une commission qui édicte sans apporter aucun élément, aucune argumentation » poursuivent-ils, regrettant que leur fille ait été privée de la totalité d’une expérience théâtrale qu’ils jugent « extrêmement enrichissante ».

S’adressant elle aussi à la commission, Pascale Henry s’est trouvée dans l’étonnante obligation d’expliquer ce qu’est le théâtre. « La petite fille qui va travailler avec les acteurs est au centre d’une parole et non d’actes, d’une tentative d’explication du monde, parce que le théâtre (…), ce sont des personnes réunies pour parler, jouer (donc faire semblant) dans le but d’éclairer quelque chose et non de le subir ou de le faire subir ». Le théâtre, c’est aussi le détour de la fable, du mensonge, pour approcher une vérité de l’homme, repliée dans son intimité, sa nécessaire opacité. Or on vit dans « une société où l’on ne cesse de nous jeter la vérité, la réalité, la télé-réalité, en pleine figure ; c’est d’une obscénité totale ! » s’insurge Pascale Henry.

Car c’est bien cette « confusion entre le jeu et le réel », ce « dictat de la vérité » qui préoccupent la metteuse en scène. Dans une société qui prône la transparence, la surveillance et le contrôle, « c’est comme s’il n’y avait plus d’espace métaphorique, symbolique, poétique » s’inquiète-t-elle.

L’équipe de création a été éprouvée par cette mésaventure, ces longues semaines à expliquer leur démarche, faire valoir leurs arguments. En vain. Jusqu’à ce que tout à coup, les autorités changent d’avis trop tard. « Cette histoire nous a épuisés raconte Pascale Henry. C’était tellement bizarre… Comme si l’espace de la métaphore s’était bouché. On nous a plongés dans le noir ».

Anne-Caroline JAMBAUD.

Avec «Far away», la metteur en scène Pascale Henry s’attaque à une pièce contemporaine intense. Elle traduit sur scène trois moments de la vie d’une femme: une petite fille confrontée à des horreurs nocturnes, une jeune femme questionnée par le plaisir de la création éphémère, et une adulte baignée dans une atmosphère de guerre totale. Trois actes d’une parfaite poésie théâtrale à découvrir sur les scènes de l’Isère.

Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné : Qu’est-ce qui vous a séduit dans le texte de Caryl CHURCHILL?
Pascale HENRY : C’est la lecture du premier acte qui m’a séduite, car c’est de la poésie politique. Les répliques et la langue sont d’une incroyable densité. Par ailleurs, les fondements de cette pièce – un thème affreux – m’ont d’autant frappée qu’en ce moment je cherche à raconter l’univers à venir.

A.G.D. : Comment définiriez-vous plus précisément l’écriture de l’auteur ?
P.H. : C’est véritablement du théâtre, au sens où c’est écrit pour des acteurs. Mais c’est aussi de la poésie dans la mesure où il y a un monde caché, qui n’est pas réductible à ce qui est dit. C’est une langue où coulent des arrière-plans très profonds. Il y a aussi une dimension comique très grinçante. C’est une façon d’affronter le drame avec courage. Caryl CHURCHILL observe des choses inquiétantes avec un regard presque sur- réaliste, ce qui lui permet de dire : «Il faut prendre le monde en main, il est à nous ! »
A.G.D. : Le dernier et troisième acte de Far away s’avère particulièrement surréaliste. Pourriez-vous nous en parler davantage ?
P.H. : Ce troisième acte est une tentative de guetter le monde qui nous attend. Caryl CHURCHILL a donc choisi de peindre une guerre totale où même les arbres, les rivières, les buissons… sont en guerre. L’absurdité de la guerre nous saute au visage. On a cette pensée épouvantable que le monde est devenu une guerre permanente sans aucun sens. Sans rien d’autre pour le porter qu’un état de guerre. Il n’y a même plus de discours sur cette guerre. D’où cette question absurde : est-on pour les crocodiles ou pour les cerfs ? Toutefois, à l’intérieur de cela, l’auteur raconte une chose très belle : il reste un lien humain qui n’est pas dessoudable.

A.G.D. : Comment se sent-on après la lecture d’une telle œuvre?
P.H. : Ravie ! Ravie qu’une dramaturge d’une telle puissance imaginaire puisse traduire les peines muettes qui sont en nous. Ravie qu’une pièce comme celle-ci comprenne le plaisir du jeu et convie l’imaginaire du spectateur. C’est une pièce qui a toutes les qualités du théâtre, car on en ressort troublé.

A.G.D. : L’écriture de Caryl CHURCHILL est ainsi foisonnante, elle donne beaucoup à voir, comment traduisez-vous cela sur scène ?
P.H. : Si les actes de cette pièce sont coupés rudement, il existe une continuité entre eux. J’ai donc essayé de créer une scénographie qui montre cette continuité et la brise aussi, car il est important que le spectateur ne soit pas perdu, qu’il suive le parcours imaginaire de l’histoire, sans qu’il ait à faire des efforts monstrueux de compréhension. Pour traduire cela, nous avons utilisé la lumière, le décor, le jeu des acteurs… le théâtre restant pour moi un endroit spectaculaire.

A. G. D. : Cette histoire comporte une certaine violence qui passe essentiellement par la parole…
P. H. : Le monde d’aujourd’hui est d’une violence extrême sur autrui parce qu’il n’y a plus de parole entre les humains. C’est de cette violence-là dont parle Caryl CHURCHILL. Les mots violents produisent une déflagration, non pas une annulation de la personne. Ils sont là pour réveiller, pour ouvrir, pour faire penser, pour toucher… Cela peut être dur, mais il n’y a pas d’écrasement du spectacteur dans l’angoisse.

A.G.D. : Far away a précédemment été montée par Peter BROOK. Comment s’attaque-t-on à une pièce après un si grand metteur en scène ?
P. H. : Quand on s’attaque à des pièces contemporaines comme celle-ci, dont on est sûr qu’elles sont géniales, on se sent accompagné dans son désir par le travail de quelqu’un d’éminent comme Peter BROOK dont on respecte le travail, la façon, le parcours etc. Cela nous porte.

Propos recueillis par Prune Vellot.



Dates et réservations

Lectures mises en espace


Mercredi 21 septembre 2011 à 20h30
Confluences
190 boulevard de Charonne 75020 Paris
Métro Philippe Auguste ou Alexandre Dumas

Samedi 24 septembre 2011 à 11h30
Théâtre de l’Aquarium
La Cartoucherie
Route du champ de Manœuvre 75012 Paris
Métro Chateau de Vincennes

Lundi 21 novembre 2011 à 19h30
Centre Dramatique National des Alpes
4 rue Paul Claudel 38000 Grenoble
(rendez-vous à l’entrée des artistes)

Mardi 22 novembre à 19h30
Théâtre 145
145 cours Berriat 38000 Grenoble


Informations/Réservations: 04 76 51 91 12 / contact@lesvoisins.org


Projection vidéo
Durée 50 min











Mardi 22 novembre à 18h
Mercredi 30 novembre à 18h
Jeudi 1er au samedi 3 décembre 2011 à 19h

Théâtre de Poche 182 cours Berriat 38000 Grenoble

Informations/Réservations : 04 76 51 91 12 / contact@lesvoisins.org




Théâtre 145
145 cours Berriat 38000 Grenoble
mercredi 30 novembre 2011 à 19h30 ; la représentation sera suivie d’un débat public
jeudi 1er au samedi 3 décembre 2011 à 20h30
Réservations : 04 76 49 53 39

Le Dome Théâtre, scène conventionnée d’Albertville
Place de l’Europe 73276 Albertville
jeudi 19 janvier à14h30 et 20h30
Réservations : 04 79 10 44 80